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L'entrée dans la carrière à l'épreuve du genre

L'entrée dans la carrière à l'épreuve du genre : un éclairage à partir d'une analyse des stages de fin d'étude en gestion

Les inégalités entre les hommes et les femmes sont répertoriées dans tous les pays, avancés et moins avancés. Celles-ci portant sur les salaires mais également sur les carrières. En Europe, l’écart de salaire horaire brut moyen entre les hommes et les femmes est supérieur à 20% (Filatriau et Marcus, 2006). En France, les femmes gagnent 26,7% de moins que les hommes tous temps de travail confondus, 19,2% de moins que les hommes en neutralisant les effets du temps partiel, 13,4% de moins que les hommes en salaires horaires neutralisant les effets des heures supplémentaires et des primes, et 9,7% de moins en neutralisant l’effet du poste.

En d’autres termes, à poste égal, à durée du travail égale, à nombre d’heures supplémentaires égal, les femmes sont néanmoins payées 9,7% de moins que les hommes. Ces pourcentages sont obtenus en prenant pour ‘base 100’ le salaire des hommes. Autrement dit, l’écart serait encore plus important si la base de comparaison était le salaire des femmes (Observatoire des Inégalités, 2009). Ce phénomène d’écart salarial entre les hommes et les femmes est largement documenté dans la plupart des pays et pas seulement en Europe, lorsque des statistiques fiables sont disponibles. Dans les pays où prédominent l’économie informelle, les femmes sont plus nombreuses à travailler dans ce secteur que les hommes, et leurs rémunérations y sont inférieures à celles des hommes (Mitra, 2005).

L’analyse suggère qu’une part de ces différences peut s’expliquer par la situation de famille des femmes. Ce mode d’explication privilégie les choix individuels ou de couple dans lesquels les femmes sont impliquées. L’inégalité de salaire entre les hommes et les femmes est en effet modérée par la situation de famille. Par exemple, en France, pour les cadres vivant seuls et sans enfants, l’écart salarial n’est pas significatif, mais il le devient pour les femmes cadres vivant en couple, et/ou vivant avec des enfants (Petit, 2007). Ceci suggère un effet ‘situation de famille’, et on sait que les femmes ‘avec enfants’ ou ‘en couple’ assument en effet un part plus importante des tâches ménagères (Plisson, 2005), l’écart étant dans un rapport de 1 à 3. Elles se trouveraient à ce titre discriminées de façon systémique du fait d’une moindre disponibilité pour des réunions ou des activités réalisées sur le temps ‘familial’ postérieur à l’horaire de fermeture des écoles par exemple, ou la nécessité de garder les enfants lorsqu’ils sont malades.

Téléchargez l'ensemble du document au format PDF ci-dessous.

 


Auteurs : Alain KLARSFELD & Nadine GALY

Nombre de pages : 13
Format : PDF - 714 Ko
Université d'Eté de l'AGRH : 2013

 


L'un des auteurs de l'article est membre d'une formation de Référence RH

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Master Management des Ressources Humaines de Lille

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