Écrit par AGRH
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30 Novembre 1999
Mark & Spencer se recentre sur le marché anglais et licencie la quasi totalité de son personnel en Europe continentale. Danone choisit de conserver sa branche biscuit mais accompagne la réorganisation de son actif industriel d’un plan social. Alstom décide de développer l’activité des Chantiers de l’ Atlantique et fait de l’autonomie des salariés et des variables de GRH un des principaux leviers de sa compétitivité. Si dans toutes les entreprises la GRH n’a pas encore une dimension stratégique, chaque manoeuvre stratégique met systématiquement en jeu le s gestions du travail et de l’emploi. Les compétences, les connaissances, l’ implication, sont devenues des variables concurrentielles qui fondent certains des avantages compétitifs de l’entreprise. En sens inverse, la masse salariale est une des premières variables utilisées pour corriger les niveaux de productivité et de création de valeur, réduction d’effectifs et licenciements boursiers sont plus que jamais d’actualité. La stratégie semble ainsi placer la GRH dans une situation de tiraillement entre une logique de développement à long terme des facteurs humains et sociaux de la performance et une logique d’accroissement rapide et à court terme de la productivité du travail. Face à cela comment évolue la place de la GRH ? Comment les stratégies de GRH peuvent accompagner les stratégies concurrentielles ? Ces stratégies concurrentielles peuvent-elles contraindre les stratégies et pratiques de GRH et inversement la GRH peut-elle guider le management stratégique de l’ entreprise ?
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