Quelles intelligences ?

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 Par Charles KRAMER

"L'intelligence, ça n'est pas ce que l'on sait mais ce que l'on fait quand on ne sait pas"
Jean Piaget

 

Intelligences naturelles et artificielles s’opposent elles ? Que veut-on dire quand on parle d’intelligence? Pour qualifier une personne, ce terme est-il évocateur ? Que penser d’une intelligence collective ? Mieux vaut sans doute affiner l’usage et préciser le sens prêté aux mots pour communiquer et s’entendre. Des interprétations nouvelles sont élaborées. Leur signification peut nous échapper. Souhaitons-nous évoquer une manière de raisonner ? Autant être explicites : admettons que les problèmes que l’on parvient à résoudre révèlent des intelligences mises en jeu.

Des interprétations nouvelles sont élaborées. Leur signification peut nous échapper. Souhaitons-nous évoquer une manière de raisonner ? Autant être explicites : admettons que les problèmes que l’on parvient à résoudre révèlent des intelligences mises en jeu.

Parmi les perspectives ouvertes figurent celles de psychologues sociaux. Des spécialistes cognitifs et neuroscientifiques proposent aussi des clarifications. Nous limiterons notre survol à des notions de base souhaitant mettre en évidence des variables désormais  identifiées par des spécialistes.

LANGAGE  NEUF

Classiquement, « penser, c’est raisonner ». Depuis Aristote, la raison est tenue pour l’outil suprême de l’intelligence humaine. Une  « intelligence générale »,  influençant à quelque degré l’ensemble des opérations mentales, a longtemps été considérée comme une conception dominante tirée de la mise en œuvre de tests psychologiques (Binet et Simon, 1905). L’accent est mis sur des opérations mentales rationnelles.

Plus récemment, la conception des intelligences s’est élargie. Certes, des controverses opposent encore des chercheurs. Dans les organisations, on n’attend pas seulement des dirigeants qu’ils formulent des raisonnements de bon niveau, mais aussi qu’ils fassent preuve de sensibilité et, entre autres traits, qu’ils tempèrent l’expression de leur affectivité afin d’équilibrer et de gérer leurs relations avec des tiers d’une façon acceptable. Le subjectif, le non-rationnel, sont délibérément ignorés.

Sur le plan de l’intelligence, au sens classique, les recherches de Léon Thurstone  et de Charles Spearman ont abouti à  un modèle " multifactoriel". Les performances démontrées dans des travaux sollicitant la logique n’ignorent pas le déploiement d’aptitudes spécifiques qui n’ont pas forcément un lien direct avec des capacités verbales, spatiales, numériques, etc. 

Les apports de  Jean Piaget, Raymond Cattell et Robert Sternberg ont enrichi la compréhension du développement mental rationnel. Entre autres, des scientifiques tels Robert Thorndike (1937), David Wechsler (1958), Peter Salovey, John Mayer  (1995) et Jacques Lautrey (2001) se sont référés à des éléments n’obéissant pas exclusivement aux exigences de rationalité qui entrent en jeu dans toute élaboration mentale.

Howard Gardner (1983) distingue plusieurs intelligences et non pas seulement celle qui est évaluée par des  quotients dits intellectuels obtenus selon diverses formules : 

Illustration :

Intelligence générale : capacité d’adaptation supposée sous-tendre des formes d’intelligence particulières et diverses, considérées relativement indépendantes les unes des autres par des chercheurs et des praticiens. Notamment :

      •  Intelligence mathématique – logique
      •  Intelligence visuelle et spatiale
      •  Intelligence pratique
      •  Intelligence corporelle
      •  Intelligence émotionnelle, incluant les réponses aux stimuli du milieu
      •  Intelligence sociale extra personnelle (relations avec les autres)
      •  et intrapersonnelle (connaissance et conscience de soi-même)  
      •  Intelligence corporelle/kinesthésique (utilisation fine et élaborée du corps)
      •  Intelligence naturaliste (reconnaissance des formes et des structures dans la nature)
      •  Intelligence musicale et rythmique ; sensibilité aux structures pertinentes 

 D’après J. Lautrey  « État actuel et  tentatives de renouvellement », in M. Huteau "Les figures de l’intelligence»

Pour M. Huteau, l'intelligence générale se répartit en deux grands groupes  - l'intelligence abstraite et l'intelligence intuitive - lesquels incluent à leur tour d’autres intelligences.

  • Dans l'intelligence abstraite sont répertoriées :
  • L'intelligence logique, nommée aussi raisonnement ;
  • L'intelligence verbale/linguistique incluant compréhension du langage et maniement du vocabulaire;
  • L'intelligence visuelle/spatiale avec la capacité de créer des images mentales et à percevoir l’espace dans ses dimensions et ses formes ;
  • L'intelligence privilégiant l'imagination (être capable de penser à des choses nouvelles, partir d'un objet et le faire évoluer vers diverses représentations) ;

Les tests du type Quotient Intellectuel (QI) s’intéressent essentiellement à des formes d'intelligence privilégiées par l’enseignement scolaire comme les aptitudes aux raisonnements logico-mathématiques, verbales ou spatiales des écoliers.

Pour compléter l’appréciation des niveaux individuels, des instruments d’évaluation de « l’intelligence émotionnelle et sociale », ont été appliqués, entre autres, à des salariés (le « Multifactor emotional intelligence test», le « Mayer-Salovey-Caruso Emotional Test » ou le « Reuven Bar-On model of emotional-social intelligence »).

Ces tests s’ajoutent aux batteries conçues par des praticiens dont Moss et al. (Social intelligence test) et Daniel Goleman (Inventaire des compétences émotionnelles). Les épreuves, complétées par des examens cliniques, des entretiens et diverses observations ont aidé à déterminer les modes de comportement dominants de candidats,  à diversifier les recrutements et à élaborer des politiques d’affectation à des équipes. 

PALETTE DE TALENTS

Consultons des spécialistes sérieux des intelligences émotionnelle et sociale. Ils ne préconisent nullement de  calculer un « quotient émotionnel» que certains « vendeurs de certitudes » ont eu la naïveté de  proposer. En quoi recommandent-ils d’élargir la gamme des talents dont la combinaison est utile en particulier aux entreprises ?

Les progrès de la biologie, notamment sur le terrain de la neurologie, éclairent à présent les infrastructures des réactions psychologiques. Les émotions reposent sur une base cérébrale dont la topographie est désormais identifiée (Cf. A. Damasio, S. Dehaene).

Il est bon de consulter les auteurs cités pour apprécier l’intérêt de leurs apports.  Laissons ce sujet aux physiologistes et portons le regard sur quelques-uns des mécanismes mentaux qui sous-tendent les relations au travail comme dans d’autres sphères.

Toute activité humaine donne lieu à des émotions plus ou moins intenses. L’intelligence sociale est imprégnée de ces émotions. Elle figure au nombre des capacités qu’il importe d’identifier, d’investir, de développer et de valoriser au sein d’une organisation.

D’où l’intérêt majoré pour des caractéristiques individuelles que certains décideurs ont  mésestimées. Ce qui a pu les conduire à s’entourer de collaborateurs aux profils définis plutôt que de coéquipiers déployant des qualités appropriées à des missions peu conventionnelles.

A notre époque, les directions sont souvent confrontées à des réactions émotionnelles individuelles et collectives dont l’intensité les surprend.  Or, «  la gestion des ressources humaines ne peut plus être ce qu’elle était» soutiennent des DRH.

Afin de mobiliser les salariés, affirment-ils, mieux vaut un encadrement doué d’une sensibilité exercée, entraîné et appliqué à saisir les nuances d’expression et de réflexion, démontrant à la fois une capacité logique et la souplesse indispensable au traitement d’une diversité culturelle accrue de partenaires internes et externes.

Michel Huteau, professeur honoraire au Conservatoire national des arts et métiers, a trouvé justifié de considérer plusieurs intelligences comme distinctes tout en faisant état de corrélations avec un « facteur général »  (cf. « Sciences Humaines », dossier n° 116).

Des entreprises accordent plus de prix aux réalisations individuelles faisant davantage appel à la logique, à la rationalité, aux compétences en analyses chiffrées et aux mathématiques qu’à l’aisance linguistique, à la qualité des réactions aux environnements peu familiers, à la perception des émotions, à la tolérance de différences culturelles ou aux capacités d’interaction avec des personnels hétérogènes. Les talents « relationnels » sont toutefois très demandés.

Pour sa part, une intelligence qualifiée d'intuitive, plus rarement mise en évidence, regroupe :

  • L’intelligence pratique
  • L'intelligence émotionnelle et
  • L'intelligence sociale.

L’intelligence pratique se manifeste dans la résolution de problèmes concrets. Si elle comporte une relation avec l'intelligence logique, elle s’avère originale, créative, moins codifiable. Implicite, elle est rarement appréhendée à sa juste valeur par les hiérarchies. La capacité de généraliser ne semble prisée qu’au niveau de direction des sociétés.

L’intelligence émotionnelle se manifeste dans les réactions affectives aux stimuli de la sphère d’activité. Tout individu, évoluant en société, ressent une gamme d’émotions. Largement incontrôlés, parfois incontrôlables, des indices d’émotivité trahissent le vécu personnel. Le corps s’exprime dans son langage propre que l’on peut s’employer à déchiffrer, mais qui est souvent intuitivement interprété par les familiers des usages d’une collectivité.

L'intelligence sociale, quant à elle, se révèle au travers des relations extra personnelles. Elle représente la capacité à percevoir les émotions d’autrui et les attitudes des autres envers soi-même. L'intelligence sociale est liée à la fois à la capacité de comprendre autrui, d’analyser ses propres émotions et celles des autres et de nouer des rapports efficaces avec ses interlocuteurs.

Faisceau de conduites

De nos jours, l’hypothèse d’un facteur général d’intelligence semble délaissée par des spécialistes alors que le langage courant fait toujours usage d’un qualificatif unique. Or, les habitudes langagières continuent à dresser le palmarès d’une intelligence formelle, unique, au nom de laquelle diplômes, rangs, statuts, gratifications etc. sont alloués aux hiérarques.

Des nominations sont prononcées, parfois  bien au-delà des indices recueillis chez des personnes réputées intellectuellement « douées », mais plus ou moins dotées des qualités de maîtrise émotionnelle utiles au management de subordonnés. Depuis les années soixante, le concept d’intelligence sociale a gagné du terrain après avoir été longtemps contesté. 

Dimensions RH

L’intelligence sociale  peut se référer:

D’une part, à un éventail de traits individuels qui va de la conscience d’autrui, de l’appréhension de l’état émotionnel de ses vis-à-vis à la perception de son propre état d’esprit et de ses sentiments avec la faculté d’interpréter la complexité des situations dans lesquelles quelqu’un est plongé. C’est le plan de l’empathie primaire, de la réceptivité manifestée pour se placer « sur la même longueur d’ondes », de la justesse du diagnostic des sentiments, des pensées et des intentions d’une personne et de la connaissance du fonctionnement des sociétés. 

D’autre part, à un savoir-faire en société qui permet des interactions souples et efficaces.

Cela suppose un certain degré de compatibilité au niveau non verbal – l’aisance à se présenter personnellement, le désir d’exercer une influence sur les effets attendus d’une interaction avec prise en considération des attentes des autres et le souci d’agir et de dialoguer en conséquence. La compétence émotionnelle d’une personne continue à se développer au long de l’existence. Pour l’essentiel, elle s’apprend.

Les entreprises, souligne Goleman, demandent à leurs collaborateurs un faisceau de compétences. Elles tiennent à trouver chez eux, d’une part des compétences professionnelles cognitives, d’ordre intellectuel et technique, et la capacité de mobiliser ces savoirs à bon escient.

De façon générale, elles souhaitent intégrer des personnes se montrant capables de mettre en synergie des aptitudes émotionnelles avec des aptitudes intellectuelles. Ces collaborateurs figurent parmi ceux que l’on distinguera. Ils accèderont aux positions les plus responsables.

La compétence professionnelle est présentée comme une capacité fondée sur l’intelligence émotionnelle, sans laquelle une performance optimale n’est pas atteinte. Le plus important pour réussir seraient « l’empathie » – capacité à déchiffrer les sentiments d’autrui - et le talent de gérer adroitement les rapports humains et les sentiments qui les structurent.

Dans le tableau dressé, la compétence émotionnelle s’appuie sur la compétence personnelle (conscience de soi, maîtrise de soi, motivation – les tendances qui nous portent à atteindre nos objectifs) et la compétence sociale qui régit notre façon d’entretenir les relations avec autrui (empathie, sens politique, etc.) et  vise à induire des réponses favorables chez autrui (ascendant, médiation, collaboration, leadership, création d’une synergie de groupe, etc.).

L’usage ordinaire, sans nuances ni précisions, de termes comme intelligence, personnalité, caractère, est vecteur de confusion. Lorsqu’il est question d’intelligence artificielle, collective, intelligence économique, etc., les termes désignent des notions différentes. Parmi celles-ci, relevons celles que définissent John Darley, Catherine de la Robertie,  Irving Janis, Bibb Latané, Norbert Lebrument, Pierre Lévy, O. Zaïbet Greselle, et d’autres chercheurs contemporains. Des distinctions s’établissent entre intelligence collective, intelligence et inintelligence des groupes. Retenons qu’en anglais, le terme désigne à la fois l’établissement d’une relation entre des éléments et l’information..

L’intelligence, valeur sociale, est une capacité, celle de faire quelque chose (J. Stoezel). La pluralité des intelligences est un fait. Chaque culture en donne une définition particulière. Les différences constatées lorsqu’on passe d’une société à une autre doivent être interprétées dans un sens qualitatif et non quantitatif. Supposer que l’on puisse disposer d’instruments pour définir par comparaison une « intelligence universelle » nous parait peu vraisemblable .

Néanmoins, l’attention accordée au développement des ressources humaines dans leur diversité augmente. La fluidité des démarches mentales importe davantage.  Ne tardons pas à nous instruire des recherches de caractère scientifique pour faire évoluer nos façons de penser et améliorer notre gouvernance des organisations. 

À  consulter 

  • Reuven Bar-On « The Reuven Bar-On Model of emotional-social intelligence », Université du Texas, Psicothema 18, suppl. 13-25, 2006. Traduit en 30 langues
  • Nicholas Carr «Why Robots Will Always Need Us» New York Times, 20 mai 2015
  • Antonio R. Damasio, « L'autre moi-même - Les nouvelles cartes du cerveau, de la conscience et des émotions »  Odile Jacob  2010
  • Stanislas Dehaene « Les neurones de la lecture » 2007 ; «L’autre moi-même : Les nouvelles cartes du cerveau, de la conscience et des émotions ?  Odile Jacob   2012
  • Howard Gardner  « À l’école des intelligences multiples» Hachette ; Édition Retz. Collection Petit Forum.  http://www.editions-retz.com/pedagogie/les-intelligences-multiples-9782725627878.html#descriptif 2015
  • Daniel Goleman « Intelligence émotionnelle-2 ;  J’ai lu. Collection Bien-être » 2005
  • Jacques Grégoire « L'intelligence... plus intelligible» Sciences humaines.com 17/02/2016
  • David Z. Hambrick «Research Confirms a Link between Intelligence and Life Expectancy» Scientific American   22 décembre 2015
  • Irving  L.  JANIS «Groupthink: PSYCHOLOGICAL studies of policy  decisions and fiascoes» BOSTON: Houghton MIFFLIN 1982 [PENSEE de groupe « Un mode de pensée dont les gens usent lorsqu'ils sont profondément impliqués dans un groupe uni, quand le désir d'unanimité des membres outrepasse leur motivation à concevoir d'autres solutions de façon réaliste »]
  • Daniel Kahneman «Système 1 / Système 2 : les deux vitesses de la pensée» Flammarion, coll. « Essais », ‎ 2012
  • Charles Kramer « La mesure de l’intelligence sociale » Psychologie française n°2, 1963
  •  Bibb Latané «Pressures to uniformity and the evolution of cultural norms: Dynamic social impact in workgroups» in D.R. IlgeN, C. L. Hulin) « Computational modeling of behavior in organizations: The third scientific discipline» (pp. 189-216) Washington, DC: American Psychological Association, 2000  
  • Pierre Levy « L'intelligence collective. Pour une anthropologie du cyberespace». Paris : La Découverte, 1994. [La connaissance des membres de la communauté est limitée à une perception partielle de l'environnement . Les formes d'intelligence collective sont très diverses selon les types de communauté et les membres qu'elles réunissent].
  • Pierre Marchais Préface de « Un modèle constructible de système psychique »  par Alain Cardon, 2011 ; Revue « Robotique, IA, vie artificielle, réalité virtuelle, n°128, juillet 2015                
  • Stuart Russell, Peter Norwig «Artificial Intelligence: A Modern Approach», Norton, 2010
  • Jean  Stoezel «Les comportements d’intelligence» Bulletin de psychologie 62-201-XV- 7/8, 357
  • James Vlahos « Barbie Wants to Get to Know Your Child» with the help of AI (artificial intelligence…) New York Times, 16 septembre 2015
  • Olfa ZAÏBET – GRESELLE « Le management de l’intelligence collective chez TEMEX : Quatre études de cas» cnrs, 2007 http://www.strategie-aims.com/events/conferences/6-xviieme-conference-de-l-aims/communications/1632-le-management-de-lintelligence-collective-chez-temex-quatre-etudes-de-cas/download ; http://ic.fing.org/news/le-processus-d-emergence-de-l-intelligence-collective-dans-les-equipes-de-travail 2012

Documentation

  • Latané, B. (2000). Pressures to uniformity and the evolution of cultural norms: Dynamic social impact in workgroups. In D.R. Ilgen & C. L. Hulin, (Eds.). Computational modeling of behavior in organizations: The third scientific discipline (pp. 189-216) Washington, DC: American Psychological Association.
    • L’effet du témoin (appelé aussi « effet spectateur »), en anglais « bystander effect », est un phénomène psycho-social des situations d'urgence dans lesquelles notre comportement d’aide est inhibé par la simple présence d'autres personnes présentes sur le lieu.
  • LEVY  P. L'intelligence collective. Pour une anthropologie du cyberespace. Paris : La Découverte, 1994.
  • L'intelligence collective désigne les capacités cognitives d'une communauté résultant des interactions multiples entre ses agents. La connaissance des membres de la communauté est limitée à une perception partielle de l'environnement, ils n'ont pas conscience de la totalité des éléments qui influencent le groupe. Des agents peuvent  accomplir des tâches apparemment très complexes grâce à un mécanisme fondamental appelé synergie. Les formes d'intelligence collective sont très diverses selon les types de communauté et les membres qu'elles réunissent.
  • Janis, Irving L. (1982). Groupthink: psychological studies of policy decisions and fiascoes. Boston: Houghton Mifflin.
    • La pensée de groupe (en anglais groupthink) est un phénomène psycho-sociologique de pseudo-consensus survenant parfois lorsqu'un groupe se réunit pour penser et prendre une décision : le groupe se donne l'illusion de penser un problème et de parvenir à une décision bonne, alors qu'en réalité la pensée individuelle et collective est paralysée par des mécanismes nocifs de dynamique de groupe.« Un mode de pensée dont les gens usent lorsqu'ils sont profondément impliqués dans un groupe uni, quand le désir d'unanimité des membres outrepasse leur motivation à concevoir d'autres solutions de façon réaliste. ».
  • Jean-Jacques Pluchart et al  (2016) « Master management des grands projets » chapitre « intelligence économique » Catherine de la Robertie, Norbert Lebrument  MA éditions, ESKA ,
    • «L’intelligence économique est l'ensemble des activités coordonnées de collecte, de traitement et de diffusion de l'information utile aux acteurs économiques, en vue de son exploitation» wikipédia.
  • Norbert Lebrument  (2012) « Intelligence économique et management stratégique» L'harmattan

  

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